Message aux militants JRG suite au CD PRG du 7 juillet 2007

Cher(e)s ami(e)s,

Au cours du Comité Directeur du PRG de ce samedi 7 juillet et au nom des JRG, je suis intervenu.

Après avoir félicité les nouveaux élus PRG et m’être scandalisé de la composition du cabinet ministériel de Christine BOUTIN, j’ai effectué certaines précisions sur le positionnement du PRG.

J’ai repris l’expression à mon compte l’expression : “indépendance à gauche”. Puis, j’ai précisé que le fait que le Président du PRG rencontre le Président de la République ne me dérangeait pas en tant que tel, même si certaines expressions médiatiques avait jeté le trouble.

De plus, je me suis réjouis de la constitution du groupe SRC, en sachant qu’au sein de sa déclaration politique de constitution, il y avait la mention explicite de sa place dans l’opposition et le respect des sensibilités de chacun.

Ensuite, j’ai exprimé des réserves sur l’article du Figaro du samedi 7 juillet. J’ai précisé dans cette optique que l’initiative d’un dialogue avec les radicaux valoisiens devait être assortie d’une demande préalable de leur sortie de l’UMP. J’ai insisté sur le système de “double carte” UMP/Valoisien et sur la présence de certaines personnalités pro-UMP dans cette structure.

Enfin, j’ai conclu sur notre attachement au programme “La gauche moderne” et sur notre volontarisme à travailler sur son actualisation.

Je tenais à vous rendre compte de l’expression des positionnements tenus car il s’agit de ma conception de la démocratie participative interne.

Amitiés radicales,

Olivier MAILLEBUAU
Président des JRG

Pour info, ci-dessous, le communiqué du PRG suite à la réunion du CD de ce samedi 7 juillet :

“Lors du Comité Directeur du Parti Radical de Gauche, qui s’est réuni à Paris le samedi 7 juillet 2007, son Président, Jean Michel Baylet, a présenté, pendant plus d’une heure, son rapport de politique générale à l’issue des élections présidentielles et législatives.

Après un long débat, au cours duquel de très nombreux orateurs se sont exprimés, le Président Baylet a demandé un vote de confiance au Comité Directeur. Sa ligne politique : indépendance à gauche et initiatives de dialogue a été approuvée à plus de 84% des votants.”

+ Article du Figaro post Comité directeur :

Les retrouvailles entre radicaux attendront (RODOLPHE GEISLER. Publié le 09 juillet 2007)

La proposition du président du Parti radical de gauche d’opérer un rapprochement avec les radicaux valoisiens est vivement contestée par ses troupes.

LE RÊVE caressé par certains radicaux, de gauche comme de droite, de voir un jour leur famille de nouveau réunie en une seule et même formation politique a-t-il une chance d’être exaucé un jour ? À entendre les discussions qui se sont tenues ce week-end à la Maison de la chimie, à Paris, où les cadres du Parti radical de gauche (PRG) étaient réunis pour un comité directeur, il semble que le débat soit encore loin d’être achevé.

La simple proposition du président du PRG, Jean-Michel Baylet, d’ouvrir « le dialogue » avec le Parti radical valoisien, aujourd’hui affilié à l’UMP et coprésidé par Jean-Louis Borloo, sur des thèmes très précis comme l’Europe, la République ou encore la laïcité (nos éditions de ce week-end) a été, de l’aveu même de plusieurs délégués, accueilli « plutôt fraîchement ».

L’ancien ministre de Lionel Jospin, Roger-Gérard Schwartzenberg, a même pris publiquement position contre cette proposition à la tribune. Faisant référence aux appels du pied de Ségolène Royal à François Bayrou au lendemain du premier tour de la présidentielle, il a expliqué que « dialoguer avec les valoisiens qui sont officiellement membres de l’UMP et dont l’un des principaux dirigeants n’est autre que le ministre d’État Jean-Louis Boorlo, ce n’est pas comme discuter avec le MoDem, qui n’est ni dans la majorité ni dans l’opposition ».

« Ce n’est pas la guerre civile »

Qualifiant encore cette proposition du patron des radicaux de gauche de « kitch », il estime qu’« il y a déjà assez d’ambiguïté à gauche, notamment au PS », et qu’« il n’est pas nécessaire d’en rajouter » avec un rapprochement en direction des valoisiens. La plupart des parlementaires présents ont abondé en son sens.

Pour Jean-Michel Baylet, au contraire, « la politique, ce n’est pas la guerre civile ». Il a rappellé que « les lignes bougent», et qu’il ne voit «donc pas ce qui pourrait l’empêcher de dialoguer avec les valoisiens. D’autant qu’au PS, a-t-il confié au Figaro, encore faut-il savoir avec qui discuter ». Après un long débat, au cours duquel de très nombreux orateurs se sont exprimés, Jean-Michel Baylet a demandé un vote de confiance.

La ligne politique qu’il défend, « indépendance à gauche et initiatives de dialogue », a été approuvée à plus de 84 % des votants. Il est vrai qu’il n’était pas précisé avec qui les radicaux de gauche devraient dialoguer…

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