Archive for août, 2007

Les Jeunes Radicaux de gauche soutiennent la mobilisation du 29 septembre 2007 contre les franchises médicales.

Lundi, août 27th, 2007

Communiqué des Jeunes Radicaux de Gauche

Les Jeunes Radicaux de gauche soutiennent la mobilisation du 29 septembre 2007 contre les franchises médicales.

Derrière le triste « qui ne peut pas payer 4 euros par mois ? » de Mme la Ministre BACHELOT apparaissent les premiers effets du bouclier fiscal antiredistributif de Nicolas SARKOZY. Surfant sur des jonglages incessants entre Budget de l’Etat et Budget de la sécurité sociale, les franchises médicales sont appelées à la rescousse afin de financer les cadeaux fiscaux faits aux privilégiés.

La situation financière de l’assurance maladie notamment nécessite des réformes de fond courageuses. Le système hospitalier et la cartographie médicale doivent par exemple être totalement repensés, en intégrant des variables qualitatives et démographiques au sein de notre espace communautaire. Toutefois, face au récurrent tonneau des Danaïdes, les plusieurs dizaines de plans de sauvetage successifs nous ont démontré l’échec des logiques strictement comptables et à court terme.

Les Jeunes Radicaux de Gauche relèvent par ailleurs que l’égalité d’accès aux soins est une nouvelle fois atteinte. Alors que récemment encore, le Gouvernement refusait de reconnaître les manques de moyens flagrants mis à disposition de la politique de santé pénitentiaire ou scolaire, la protection de la santé des plus faibles est menacée par cette accélération du processus de privatisation de la sécurité sociale. Les JRG regrettent plus généralement ces solutions inefficaces condamnées à finir au cimetière administratif des démarches avortées. Ils en appellent à la mise en œuvre d’un véritable plan de sauvetage de la sécurité sociale, élaboré entre partenaires sociaux, sans tabou et où les solutions proposées ne seraient pas grevées par des mesures relevant de la solidarité nationale.

Comble de l’ironie pour un Gouvernement censé réhabiliter la valeur travail ; en exonérant seulement les bénéficiaires de la CMU des franchises médicales et pas les bas salaires ; le Gouvernement crée un effet désincitatif pour les travailleurs pauvres. C’est une nouvelle fois travailler plus pour gagner moins !

Le Gouvernement FILLON ne se préoccupe guère de la solidarité nationale. Raison de plus pour manifester contre les franchises médicales le 29 septembre 2007.

Contact : infos@riposte-radicale.org

JRG
13, rue Duroc
75 007 PARIS
www.jeunegauchemoderne.com

Les députés radicaux de gauche ont voté contre le projet de Loi sur l’Université et le “Paquet fiscal”

Lundi, août 27th, 2007

La majorité a apporté un soutien sans faille aux textes, qu’elle a très peu amendés. Le projet de loi sur les universités présenté par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, a été adopté par 195 voix contre 126 au Sénat et par 165 voix contre 46 à l’Assemblée.

Le “paquet fiscal”, présenté par la ministre de l’économie et des finances, Christine Lagarde, a été adopté par 169 voix contre 68 par les députés. Le texte a ensuite été entériné par un vote à main levée au Sénat. Dans les deux cas, les groupes UMP et Nouveau Centre (NC) ont voté pour.

Les groupes de l’opposition - socialistes, communistes, radicaux de gauche, Verts et divers gauche - ont voté contre.

Les JRG à l’Assemblée générale de l’IFLRY de Dallas (20-22 juillet)

Lundi, août 27th, 2007

Les JRG étaient représentés par Michel LEJEUNE-MENGWANG au “Semi-annual executive Committee and General assembly” de l’IFLRY à Dallas, organisé par les Jeunes Démocrates (USA) du 20 au 22 juillet 2007.

Projet de loi de Lutte contre la récidive, intervention de Gérard CHARASSE à l’Assemblée nationale au nom des radicaux de gauche

Lundi, août 27th, 2007

(Le 21 juillet 2007) :

” - La lutte contre la récidive est l’une des nombreuses promesses du Président de la République.

L’ancien ministre de l’intérieur souhaite durcir les peines, après cinq années d’échec. Si l’insécurité – et notamment les violences sur les personnes – avait reculé, personne ne songerait plus aujourd’hui à en débattre.

Au nom des radicaux de gauche, je m’en tiendrai à trois remarques. Tout d’abord, nous n’avons pas encore changé de République : les magistrats conservent leur libre arbitre, qu’ils exercent au nom du peuple. Ils peuvent donc moduler les peines selon le contexte. En encadrant davantage encore leur travail, vous imposez au contraire aux justiciables de n’être plus jugés par un être humain, membre de la cité, mais par la grille des peines que vous établissez !

D’autre part, nous sommes nombreux à souhaiter une justice proche et réactive. Pourtant, dans le sud de l’Allier, le tribunal de Cusset est appelé à disparaître. Comment pouvez-vous parler de justice de proximité tout en supprimant des tribunaux en zones rurales, obligeant les citoyens à faire des dizaines de kilomètres pour que justice leur soit rendue ?

Je vous entends déjà répondre que la gauche est laxiste.

Non : lorsqu’elle est républicaine, la sanction est utile et justifiée.

Pour autant, nous n’admettons pas que la privation de liberté ne soit plus l’exception. Ainsi les gardes à vue, dont le nombre explose, sont-elles un moyen de pression qui dénature le travail de la police et sape le monopole de la violence légitime, auquel nous sommes tous attachés. Je précise qu’elles sont notamment régies par l’article 37 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Enfin, nulle République ne peut adopter des lois sans en mesurer les effets. Les conséquences d’une incarcération sont connues, alors que le nombre de jeunes emprisonnés augmente. Alain Peyrefitte le disait, qui n’était ni radical ni socialiste : la prison est l’école du crime.

Aucun député ne peut donc en conscience voter une mesure dont il sait les effets désastreux. En somme, si votre Gouvernement n’amende pas le texte que vous nous présentez, nous voterons contre. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine).”

Des moyens pour la protection des données informatiques personnelles

Lundi, août 27th, 2007

Communiqué JRG : 14.07.07

Des moyens pour la protection des données informatiques personnelles

La publication du Rapport d’activité 2006 de la CNIL et les orientations de Nicolas SARKOZY sur la vidéosurveillance nous interrogent sur l’absence de politique ambitieuse favorisant le respect de l’intégrité des données informatiques personnelles dans le cadre d’une société de surveillance.

Nul ne peut contester que de plus en plus de traitements informatiques automatisés sont mis en place sans débat public préalable. La multiplication des atteintes plus ou moins visibles sur cette matière installe des habitudes complaisantes malheureuses alors que les défis technologiques en cours nous obligeraient à plus de vigilance.

Toutefois, le recours à de telles technologies peut également être un préalable nécessaire à l’exercice de libertés publiques. Ainsi, concernant la sécurité publique, l’utilisation de la vidéosurveillance peut éventuellement être une des ressources mais cela rend nécessaire l’existence de comités éthiques de contrôle ouverts aux citoyens et soumis à un droit positif exigeant.

La CNIL pourrait être l’instance idoine pour relever les défis en cours mais pour cela, elle doit bénéficier de ressources budgétaires ambitieuses. Cette instance doit également s’ouvrir aux citoyens et son mode de désignation doit continuer à cultiver son apolitisme. De même, les récents CIL (Correspondants Informatiques et Libertés) doivent constituer une réelle force de proposition interne indépendante au sein des entités initiatrices.

Dans ces circonstances, les JRG estiment également que la loi de 1978 modifiée, relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés doit être reprise et adaptée. Les défis internationaux, en l’espèce, justifieraient également que des orientations communautaires soient prises, tout comme de véritables conventions internationales protectrices.

Les nécessaires équilibres à respecter entre libertés fondamentales sont très importants et très engageants pour l’avenir. A ce titre, un débat non partisan en la matière serait le bienvenu.

Le Président des JRG /CN JRG

Message aux militants JRG suite au CD PRG du 7 juillet 2007

Lundi, août 27th, 2007

Cher(e)s ami(e)s,

Au cours du Comité Directeur du PRG de ce samedi 7 juillet et au nom des JRG, je suis intervenu.

Après avoir félicité les nouveaux élus PRG et m’être scandalisé de la composition du cabinet ministériel de Christine BOUTIN, j’ai effectué certaines précisions sur le positionnement du PRG.

J’ai repris l’expression à mon compte l’expression : “indépendance à gauche”. Puis, j’ai précisé que le fait que le Président du PRG rencontre le Président de la République ne me dérangeait pas en tant que tel, même si certaines expressions médiatiques avait jeté le trouble.

De plus, je me suis réjouis de la constitution du groupe SRC, en sachant qu’au sein de sa déclaration politique de constitution, il y avait la mention explicite de sa place dans l’opposition et le respect des sensibilités de chacun.

Ensuite, j’ai exprimé des réserves sur l’article du Figaro du samedi 7 juillet. J’ai précisé dans cette optique que l’initiative d’un dialogue avec les radicaux valoisiens devait être assortie d’une demande préalable de leur sortie de l’UMP. J’ai insisté sur le système de “double carte” UMP/Valoisien et sur la présence de certaines personnalités pro-UMP dans cette structure.

Enfin, j’ai conclu sur notre attachement au programme “La gauche moderne” et sur notre volontarisme à travailler sur son actualisation.

Je tenais à vous rendre compte de l’expression des positionnements tenus car il s’agit de ma conception de la démocratie participative interne.

Amitiés radicales,

Olivier MAILLEBUAU
Président des JRG

Pour info, ci-dessous, le communiqué du PRG suite à la réunion du CD de ce samedi 7 juillet :

“Lors du Comité Directeur du Parti Radical de Gauche, qui s’est réuni à Paris le samedi 7 juillet 2007, son Président, Jean Michel Baylet, a présenté, pendant plus d’une heure, son rapport de politique générale à l’issue des élections présidentielles et législatives.

Après un long débat, au cours duquel de très nombreux orateurs se sont exprimés, le Président Baylet a demandé un vote de confiance au Comité Directeur. Sa ligne politique : indépendance à gauche et initiatives de dialogue a été approuvée à plus de 84% des votants.”

+ Article du Figaro post Comité directeur :

Les retrouvailles entre radicaux attendront (RODOLPHE GEISLER. Publié le 09 juillet 2007)

La proposition du président du Parti radical de gauche d’opérer un rapprochement avec les radicaux valoisiens est vivement contestée par ses troupes.

LE RÊVE caressé par certains radicaux, de gauche comme de droite, de voir un jour leur famille de nouveau réunie en une seule et même formation politique a-t-il une chance d’être exaucé un jour ? À entendre les discussions qui se sont tenues ce week-end à la Maison de la chimie, à Paris, où les cadres du Parti radical de gauche (PRG) étaient réunis pour un comité directeur, il semble que le débat soit encore loin d’être achevé.

La simple proposition du président du PRG, Jean-Michel Baylet, d’ouvrir « le dialogue » avec le Parti radical valoisien, aujourd’hui affilié à l’UMP et coprésidé par Jean-Louis Borloo, sur des thèmes très précis comme l’Europe, la République ou encore la laïcité (nos éditions de ce week-end) a été, de l’aveu même de plusieurs délégués, accueilli « plutôt fraîchement ».

L’ancien ministre de Lionel Jospin, Roger-Gérard Schwartzenberg, a même pris publiquement position contre cette proposition à la tribune. Faisant référence aux appels du pied de Ségolène Royal à François Bayrou au lendemain du premier tour de la présidentielle, il a expliqué que « dialoguer avec les valoisiens qui sont officiellement membres de l’UMP et dont l’un des principaux dirigeants n’est autre que le ministre d’État Jean-Louis Boorlo, ce n’est pas comme discuter avec le MoDem, qui n’est ni dans la majorité ni dans l’opposition ».

« Ce n’est pas la guerre civile »

Qualifiant encore cette proposition du patron des radicaux de gauche de « kitch », il estime qu’« il y a déjà assez d’ambiguïté à gauche, notamment au PS », et qu’« il n’est pas nécessaire d’en rajouter » avec un rapprochement en direction des valoisiens. La plupart des parlementaires présents ont abondé en son sens.

Pour Jean-Michel Baylet, au contraire, « la politique, ce n’est pas la guerre civile ». Il a rappellé que « les lignes bougent», et qu’il ne voit «donc pas ce qui pourrait l’empêcher de dialoguer avec les valoisiens. D’autant qu’au PS, a-t-il confié au Figaro, encore faut-il savoir avec qui discuter ». Après un long débat, au cours duquel de très nombreux orateurs se sont exprimés, Jean-Michel Baylet a demandé un vote de confiance.

La ligne politique qu’il défend, « indépendance à gauche et initiatives de dialogue », a été approuvée à plus de 84 % des votants. Il est vrai qu’il n’était pas précisé avec qui les radicaux de gauche devraient dialoguer…

Projet de loi de Lutte contre la récidive, intervention de Gérard CHARASSE à l’Assemblée nationale au nom des radicaux de gauche

Lundi, août 27th, 2007

(Le 21 juillet 2007) :

” - La lutte contre la récidive est l’une des nombreuses promesses du Président de la République.

L’ancien ministre de l’intérieur souhaite durcir les peines, après cinq années d’échec. Si l’insécurité – et notamment les violences sur les personnes – avait reculé, personne ne songerait plus aujourd’hui à en débattre.

Au nom des radicaux de gauche, je m’en tiendrai à trois remarques. Tout d’abord, nous n’avons pas encore changé de République : les magistrats conservent leur libre arbitre, qu’ils exercent au nom du peuple. Ils peuvent donc moduler les peines selon le contexte. En encadrant davantage encore leur travail, vous imposez au contraire aux justiciables de n’être plus jugés par un être humain, membre de la cité, mais par la grille des peines que vous établissez !

D’autre part, nous sommes nombreux à souhaiter une justice proche et réactive. Pourtant, dans le sud de l’Allier, le tribunal de Cusset est appelé à disparaître. Comment pouvez-vous parler de justice de proximité tout en supprimant des tribunaux en zones rurales, obligeant les citoyens à faire des dizaines de kilomètres pour que justice leur soit rendue ?

Je vous entends déjà répondre que la gauche est laxiste.

Non : lorsqu’elle est républicaine, la sanction est utile et justifiée.

Pour autant, nous n’admettons pas que la privation de liberté ne soit plus l’exception. Ainsi les gardes à vue, dont le nombre explose, sont-elles un moyen de pression qui dénature le travail de la police et sape le monopole de la violence légitime, auquel nous sommes tous attachés. Je précise qu’elles sont notamment régies par l’article 37 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Enfin, nulle République ne peut adopter des lois sans en mesurer les effets. Les conséquences d’une incarcération sont connues, alors que le nombre de jeunes emprisonnés augmente. Alain Peyrefitte le disait, qui n’était ni radical ni socialiste : la prison est l’école du crime.

Aucun député ne peut donc en conscience voter une mesure dont il sait les effets désastreux. En somme, si votre Gouvernement n’amende pas le texte que vous nous présentez, nous voterons contre. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine).”


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